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J’ai eu la chance de grandir dans une famille qui me permettait de rêver et de m’accomplir dans tout ce que je désirais. Cette confiance m’a permis de croire dur comme fer qu’un jour je vivrais de ma passion peu importe ce qu’elle était : Vétérinaire, joueur de hockey, humoriste, testeur de matelas (il fut un temps où je dormais en moyenne 12 heures par jour).

 

Pourtant à 17 ans, tous mes rêves se sont évaporés. Un trouble d’anxiété généralisée avec phobie sociale m’a forcé à constamment éviter les situations potentiellement stressantes et surtout les attaques de panique liées au jugement des autres.

 

Avoir une personnalité extravertie tout en souffrant d’anxiété sociale, ça te mêle un orienteur. Bien que la carrière proposée de mascotte m’aurait permis de côtoyer des gens et d’avoir l’affection du public sans risquer de me faire reconnaître, ça ne m’intéressait pas à l’époque. À partir de ce moment-là, non seulement je n’aimais par réellement ce que je faisais mais en plus, je ne savais plus vraiment quels étaient mes intérêts.

 

Il aura fallu que je me retrouve, 20 ans plus tard, en pleurs dans un trop grand bureau à être trop grassement payé pour jouer à Solitaire pour comprendre que de rester dans un travail qui ne m’intéresse pas était plus dangereux pour ma santé que d’être forcé à confronter mes peurs.

 

De cette brutale prise de conscience est né un profond désir de retrouver une motivation intrinsèque à me lever chaque matin pour aller travailler. Lors de mon retour aux études à 37 ans, j’ai constaté que j’étais loin d’être le seul à ne pas être heureux au travail. Comment une majorité de personnes peut-elle encore passer 40 heures par semaine à s’emmerder afin de s’épanouir seulement la fin de semaine?

 

De cette réflexion, partagée par trois amis et collègues MBA, est né C3pH. Aujourd’hui, en plus de me questionner tous les jours sur ce qui rend une personne heureuse au travail et de trouver des solutions, j’ai la chance de travailler avec des amis, de rire quotidiennement et de donner des formations, m’exposant à chaque fois au jugement potentiellement dévastateur d’autres humains. 😉 Je passe près de m’évanouir à tout coup, mais ça me fait sentir drôlement plus vivant qu’auparavant. Et en plus, je peux être une mascotte dans mes temps libres.

 

Alex «Gaugau»

 

 

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